Où ai-je la tête ? Alzheimer, dépendance et vulnérabilité

Un colloque organisé le 20 septembre 2011, en partenariat avec FONDAPOL au Ministère de la Santé, Paris

Par : Espace national de réflexion éthique sur la maladie d'Alzheimer | Publié le : 12 Décembre 2013

La vidéo ci-dessus est une playlist. Pour consulter les différents chapitres, cliquez sur l'icône en bas de la vidéo.
 

Présentation du colloque

Une étude réalisée pour l’Espace national de réflexion éthique sur la maladie d’Alzheimer (disponible via le lien situé à droite) fait apparaître cette maladie comme une affection difficile à définir. Bien qu’exposée médiatiquement, il ressort que ses réalités médicales et humaines restent mal connues. Cette étude permet d’identifier différentes formes de dépendances qui lui sont spécifiques. Pour la personne malade, une dépendance corporelle, relationnelle, économique et physique. Pour l’aidant une dépendance qui tient à un investissement sans répit, dans un contexte de fragilité et souvent de solitude. À un stade évolué, la maladie affecte la liberté d’agir pour soi et pour les autres, elle met en péril l’expression, la faculté de compréhension et la décision. La maladie d’Alzheimer se distingue d’autres maladies par le cumul et l’accélération des dépendances et des vulnérabilités. Plus qu’une pathologie, elle apparaît donc comme un enjeu de société prioritaire. Notre modèle social et ses valeurs sont interrogés.
Le plan Alzheimer 2008-2012 ambitionne une mobilisation des solidarités et des compétences. Comment penser les choix politiques face à ce phénomène complexe, évolutif, actuellement non maîtrisable : près de 900 000 personnes malades en France (12 millions de personnes concernées), 5, 5 millions au plan européen (10.7 en 2040) générant un coût de l’ordre de 80 milliards d’euros ? Quels dispositifs mettre en oeuvre afin de sauvegarder les droits des personnes malades et de leurs proches au sein de la cité, de renforcer les conditions d’une vie digne en institution ? Au moment où la France réfléchit aux orientations qu’elle souhaite donner à sa politique de la dépendance, la maladie d’Alzheimer nous confronte aux décisions qui s’imposeront à nous demain.
À la veille de la Journée mondiale Alzheimer, avec l’Espace national de réflexion éthique sur la maladie d’Alzheimer la Fondation pour l’innovation politique organise au Ministère de la Santé une soirée de réflexion : « Où ai-je la tête ? Alzheimer, dépendance et vulnérabilité. » Cette rencontre associera les meilleures compétences afin d’évoquer les approches souhaitables et possibles des situations de dépendance et de vulnérabilité qui sollicitent d’autres expressions de nos solidarités.
 

Intervenants du colloque

Emmanuel HIRSCH
Directeur de l’Espace national de réflexion éthique sur la maladie d’Alzheimer
 
Jean Claude AMEISEN
Professeur d’immunologie, membre du Comité consultatif national d’éthique, producteur à France Inter
 
Fabrice GZIL
Responsable du pôle études et recherches de la Fondation Médéric Alzheimer
 
Corine PELLUCHON
Philosophe, maître de conférences à l’université de Poitiers, spécialiste de philosophie politique et d’éthique appliquée
 
Bernadette PUIJALON
Maître de conférences en anthropologie, université Paris-Est Créteil
 
Dominique REYNIÉ
Directeur général de la Fondation pour l’innovation politique